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 Une larme , une vie

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Yï Wà
Vigie
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MessageSujet: Une larme , une vie   Sam 24 Mar - 10:24

- Eméliane, dépêche-toi, tu vas être en retard pour ton premier jour de cours !
Eméliane sursauta brutalement, elle se releva sur les coudes, regarda avec inquiétude son réveil, posé sur la table de nuit à la gauche de son lit. Il n’avait pas sonné !
Elle bondit de son lit, envoya sa couette sur son lit, sans prendre le temps de le faire. Elle mit son uniforme rapidement, se cognant avec maladresse sur les meubles en enfilant ses chaussettes.
Elle dévala les escaliers tout en mettant ses chaussures, elle trébucha sur la dernière marche et se rattrapa de justesse avant de tomber. Elle se prépara rapidement une tartine dans la cuisine, puis fila chercher son cartable. Tout en mangeant, elle enfila sa veste et sortit en courant de la maison. Eméliane avait emménagé avec sa mère à Nice, et suite à une panne de réveil, le jour de sa rentrée de classe, elle se dépêchait pour ne pas arriver en retard. Elle n’avait pas eu le temps d’attacher ses cheveux blonds clairs. Ses yeux encore cernés par la fatigue colorés d’un gris clair, disparaissaient presque sur sa peau pâle.
Elle courut jusqu’à son nouveau lycée, et y arriva pile au moment où la cloche sonnait. Elle se rendit dans le hall où était affichée la liste des classes, et chercha où figurait son nom : « 1ère C » put-elle lire.
Elle se hâta dans les couloirs cherchant sa salle de cours, et arriva essoufflée à la porte. Ses camarades de classe éparpillés en petits groupes dans la salle discutaient à haute voix. Lorsqu’elle entra discrètement, seules quelques personnes remarquèrent sa présence, et la montrèrent du doigt. Elle passa entre les bureaux, et alla s’installer au milieu d’une rangée près des fenêtres. Dès qu’elle fut assise, tous ceux qui la regardaient se détournèrent alors et revinrent à leur conversation. Eméliane posa sont sac par terre au pied de son bureau. Elle posa sa tête sur son coude et bailla. Elle regarda ensuite le ciel bleu qui s’étendait sous ses yeux au- dessus du lycée de Losvale, son nouveau lycée.
C’est à ce moment là qu’une fille de sa classe vint lui adresser la parole :
-Oh, bonjour, tu dois être Eméliane, la nouvelle non ? Enchantée de te connaître, je suis Marie la déléguée de classe.
-Euh…, répondit timidement Eméliane.
-Ne t’inquiète pas, c’est une super classe, tout se passera bien, la rassura Marie, en lui adressant un grand sourire.
Marie s’assit au bureau à côté d’Eméliane. Leur professeur principal rentra dans la salle, posa ses affaires et se présenta. Ensuite il annonça la venue d’Eméliane et l’invita à se présenter au reste de la classe. Eméliane se leva avec timidité, et tout en baissant la tête, elle se présenta, intimidée.
-Je me nomme Eméliane…, j’ai 17ans, je suis une élève transférée du Canada.
Son professeur l’invita alors à se rasseoir, et ils commencèrent la leçon. A la fin des cours, Marie raccompagna Eméliane chez elle, et durant le trajet, elles se découvrirent de nombreuses affinités.
Le temps défila, les mois s’écoulèrent, rendant Eméliane et Marie inséparables. C’était maintenant les vacances d’été, la mère d’Eméliane travaillant, Eméliane n’était pas partie et, Marie en avait profité pour lui proposer de venir passer quelques temps en Angleterre dans la maison de sa famille.
Marie avait donné rendez-vous à Eméliane l’aéroport à 18h30.Il était déjà 18h10, et Eméliane était arrivée .Elle décida de se balader dans les boutiques, elle reçut alors un message de Marie. Elle était arrivée avec sa famille et ils l’attendaient au guichet. Elle traversa le grand hall sa valise à la main pour les rejoindre.
Elle vit alors Marie et sa famille et se dirigea vers eux . Les parents de Marie étaient habillés en tenue de ville. Marie avait détaché ses cheveux, la couleur prune de ceux-ci faisait ressortir ses yeux marrons sur sa peau blanche, elle portait un jean large et un pull-over à col roulé gris et noir. Son frère, de deux ans son aîné était habillé assez simplement et portait un sweat- shirt .Elle serra Marie dans ses bras comme si elles ne s’étaient pas vues depuis des mois, et salua ensuite les autres membres de sa famille.
L’appel pour leur vol retentit, et ils embarquèrent à bord d’un grand avion. Le trajet dura deux heures et pendant tout le voyage, Marie et Eméliane discutèrent .Eméliane regardait très fréquemment Eric, le grand frère de Marie. Lorsqu’elle s’en aperçut Marie la taquina sur son occupation.
-Hou ! Alors tu as flashé sur mon frère? rigola-t-elle.
-Je….euh, mais non…, répondit Eméliane gênée.
- Allez, ce n’est pas grave, la taquina Marie, tout en regardant Eméliane qui avait rougit.
« -Mais avant de t’intéresser de trop près à lui, il faut que tu saches que …mon frère est un gros sadique, une crapule qui n’éprouve aucune gène à faire souffrir les autres, pour son propre plaisir !
-Quoi ?!
- Mais non, je blague, ne t’inquiète pas, dit Marie en voyant la mine déconfite de Eméliane.
Pendant le reste du voyage, Marie ne cessa de taquiner Eméliane, lorsqu’elle la surprenait à regarder son frère.
Quand ils atterrirent à l’aéroport, un taxi les récupéra puis les déposa devant le somptueux portail noir en fer forgé, qui ouvrait l’entrée de leur propriété. Quand Eméliane sortit de la voiture, et entra dans la maison, ou plutôt le manoir, tout lui parût immense.
Dès qu’ils furent entrés, Marie conduisit directement Eméliane dans leur chambre, et elles se couchèrent sans défaire leurs valises, tellement elles étaient fatiguées.
Le lendemain matin lorsqu’Eméliane et Marie ouvrirent les yeux, des rayons de soleils passaient entre les volets et caressaient leur peau d’une douce chaleur. Elles s’assirent dans le lit, parmi les draps et la grosse couette de plumes .Eméliane se rendit devant la fenêtre, écarta les rideaux de tissu sombre, et les volets de bois mat, et put alors admirer un paysage d’une grande beauté. Un grand lac bordait la demeure, de grands champs de fleurs s’étendaient à perte de vue, et une forêt de pins sombres liait les champs au manoir. Pendant qu’Eméliane s’extasiait devant le paysage, Marie lui dit :
-Viens, on s’habille et on va déjeuner.
Pendant que Marie cherchait dans une grande armoire coulissante les habits qu’elle allait mettre, Eméliane prit dans sa valise un jean et une tunique qu’elle enfila. Puis elle mit des bottes, et attacha ses cheveux. Ensuite, Marie entraîna Eméliane dans un long couloir, terminé par un escalier en colimaçon .Elles descendirent, et arrivèrent dans un grand salon. Marie l’invita alors à entrer dans une cuisine spacieuse où elles ‘installèrent à un bar au milieu de la pièce. Marie servit le petit déjeuner. Eric passa dans le grand salon à côté et les aperçut l Il s’adressa à sa jeune sœur :
-Alors c’est à cette heure -là que vous vous levez bande de loirs, les embêta-t-il.
Tout en parlant il désignait du doigt une grande horloge dans la salle à manger qui indiquait 11h35.
Eméliane avait relevé les yeux pour bien le voir, et regardait en alternant Eric et Marie. Marie ne réagit pas et ignora son frère. Après avoir pris le petit déjeuner, Marie emmena Eméliane faire le tour du domaine. Après cette petite escapade, les deux jeunes filles rentrèrent déjeuner en compagnie de toute la famille. Pendant le repas, sa mère de Marie s’adressa à elle :
-As-tu parlé du bal annuel à Eméliane ?demanda-t-elle.
-Oups, je crois que j’ai oublié, répondit Marie gênée.
-Pff, tête en l’air, l’embêta son frère.
Marie se tourna vers lui et lui tira la langue. Puis elle se retourna vers sa mère pour lui répondre :
-Mais maman avec qui, elle danserait ? Elle n’a pas de cavalier, et elle ne comprendrait pas les autres personnes.
- Pourquoi elle ne danserait pas avec ton frère, Eric ? Pour une fois il pourra y participer lui aussi.
-Mais …… !!!protesta Eric.
-Pas de mais tu tiendras compagnie à Eméliane, tu n’auras aucune excuse cette fois-ci répliqua sa mère.
Eméliane avait regardé la scène, impassible, elle s’était maintenant retournée vers Eric, qui la regardait. Quand leurs regards se croisèrent, ils rougirent et détournèrent les yeux. Le reste de la journée se déroula normalement, Marie fit découvrir à Eméliane les alentours, le village, les chemins de randonnée, et le soir venu après avoir mangé, elles retournèrent dans leur chambre, et discutèrent.
-Alors, je suis sûre que tu es toute excitée de pouvoir danser avec mon frère, l’embêta Marie.
-Aller je te taquine! Continua Marie face au silence d’Eméliane. Il s’agit d’une tradition du village. Chaque année, les habitants s’y rendent avec un cavalier ou une cavalière. Eric a toujours esquivé en prenant pour excuse de ne pas avoir de cavalière, car il refusait d’inviter une fille. Aujourd’hui il n’a plus le choix et doit te servir de cavalier.
-C’est bien tout ça mais je n’ai même pas de tenue pour cela moi, se désola Eméliane.
Ne t’inquiète pas, je suis sûre que nous te trouverons une robe parmi les affaires de ma famille.
Le lendemain dès que les rayons du soleil traversèrent les rideaux de velours mauve, les deux jeunes filles se levèrent, et se préparèrent pour une journée bien remplie. Après avoir mangé quelques céréales, fait un brin de toilette, et enfilé une tenue simple, elles montèrent aux étages. Avec l’autorisation de sa mère, elles allèrent dans une grande pièce circulaire, au milieu de celle-ci se trouvait un grand paravent de tissu clair, brodé de fils argentés, ainsi qu’une grande armoire Elles l’ouvrirent avec la clé donnée par la mère de Marie et elles découvrirent d’innombrables habits, entassés ou accrochés à des cintres. Durant toute la matinée, elles fouillèrent, regardèrent des jupes, des hauts, des robes de soirées de toutes époques, des jupons, des volants, des chapeaux, des collants, des paillettes, des coiffes … mais rien qui puisse convenir.
Elles redescendirent pour le déjeuner, et parlèrent avec les parents de Marie de la température douce de ces prochains jours. Après avoir déjeuné elles remontèrent dans la salle où elles continuèrent quelques heures à chercher une tenue adéquate. Quand elles eurent fait le tour des affaires contenues dans l’armoire, elles durent se résigner, et chercher ailleurs. Pendant qu’elles rangeaient les affaires, Eméliane demanda à Marie :
-Dis- moi Marie comment allons nous faire pour le bal ?
-Je ne sais pas, nous pouvons toujours demander de l’aide à ma mère. Répondit-elle songeuse.
Elles avaient pratiquement terminé de ranger lorsqu’ Eric passa par l’encadrement de la porte et les interrompit.
-Eméliane, viens, Marie terminera de ranger et nous rejoindra.
Eméliane lui jeta un regard inquisiteur, puis Marie lui fit signe de le suivre, alors sans hésitation elle le suivit. Il l’amena jusqu’à une pièce adjacente. Il ouvrit une porte, et la fit rentrer avant lui. Un grand tapis sombre ornait le sol, les rideaux de lourd tissu étaient tirés. Il s’approcha d’une table, au centre de la pièce, où se trouvait une belle boîte en carton. Une longue robe de velours sombre y était pliée, il la tendit à Eméliane, en lui disant :
-Tiens, … je vous ai entendu dire que vous n’aviez pas trouvé ta robe pour le bal, alors prends celle-ci, dit-il timidement.
Eméliane ne savait pas comment réagir, elle le regarda, il détourna la tête, en rougissant. Elle prit la robe avec hésitation, puis la serra contre elle, elle s’inclina légèrement en signe de remerciement, puis réussit à articuler :
-Merci, … merci beaucoup Eric.
Maintenant Eméliane était devenue rouge à son tour. Eric, quant à lui, avait relevé les yeux et lobservait à son tour. C’est à ce moment là que Marie les rejoignit. Lorsqu’ils se rendirent compte de sa présence, Eric détourna le regard et Eméliane se retourna vers elle. Marie remercia brièvement son frère, puis prit Eméliane par la main et la tira jusque dans la chambre. Eric quant à lui le cœur battant regardait ses mains, il tenait encore la boîte et s’aperçut qu’il n’avait pas tout donné à Eméliane. Il se surprit alors à faire tourner l’image de la jeune fille dans son esprit, puis il se dit soudainement :
-Non, il ne faut point que j’ai des sentiments pour elle, elle ne peut être ma destinée…
Eric sortit de la pièce, et après l’avoir fermée se dirigea vers la chambre de sa sœur, afin de donner ce qui manquait à Eméliane. Lorsqu’il arriva, il toqua brièvement, et entrouvrit la porte. Eméliane avait revêtu la robe, et lorsque Eric la vit, il se figea sur place, bouche bée, incapable de prononcer le moindre mot. Marie et Eméliane se retournèrent. Eméliane se figea, elle aussi en voyant apparaître Eric. Marie se dirigea vers son frère et lui dit sur un ton arrogant :
-Qu’est -ce que tu veux ?
Elle le regarda fixement jusqu’à ce qu’il réagisse. Quand Eric revint à la réalité, il détourna le regard pour voir sa sœur, qui n’appréciait guère sa présence. Il se reprit et lui répondit sèchement :
-Tenez, il y avait des accessoires avec, ça pourrait vous être utile.
Il les tendit brusquement à sa sœur, qui les attrapa, et lui ferma la porte au nez. Eric ne fut ni surpris ni offensé de sa réaction, et il retourna dans sa chambre. Lorsqu’il fut parti Marie sauta sur le lit, et elles découvrirent alors une multitude de petites pinces à cheveux couleurs bronze ou dorées, une parure argentée portant des pierres couleur émeraude et saphir, et toutes sortes d’accessoires plus ou moins anciens s’accordant aux couleurs de la robe.
-Serait-ce une marque d’affection de la part de mon frère ? La taquina Marie.
-Mais euh…… répondit Eméliane gênée en la poussant amicalement.
Le soir au diner, Eméliane et Marie descendirent contentes d’avoir atteint leur objectif. La mère de marie intriguée par cet élan de joie, en demanda la raison à sa fille.
-Nous avons enfin réussi à trouver une robe pour Eméliane Maman ! s’exclama Marie .Et s’en l’aide de personne! Rajouta-t-elle.
Un petit coup de pied de la part d’Eric et un regard plein de reproches de la part d’Eméliane fit retirer ou plutôt rectifier tout de suite sa phrase à la jeune fille.
-Oui enfin Eric nous à un peu aidé, … enfin beaucoup…
Un léger sourire de triomphe et de défi borda les lèvres d’Eric, et sa mère ne put retenir un petit rire taquin. Les jours passèrent sans encombre, et vint le jour tant attendu du bal. Après le repas du midi, Eméliane et Marie filèrent dans la chambre pour entamer leurs préparations. Eric, quant à lui, ne se préoccupa des préparatifs du bal que plus tard dans l’après midi. Il quitta la maison en compagnie de son père, lorsqu’ils eurent fini de se préparer, afin d’aller aider à la mise en place de la salle. Eméliane et Marie, partirent plus tard, et passèrent chercher quelques amies de sa mère et leurs filles avant d’aller au bal. En arrivant dans la demeure où se déroulait la soirée, Marie emmena Eméliane, et la fit rentrer par derrière. Elles traversèrent un grand corridor et arrivèrent devant plusieurs chambres. Marie entra dans l’une d’entre elles, et y déposa ses affaires. Elle invita ensuite Eméliane à faire de même. Lorsqu’elles furent totalement prêtes, elles se dirigèrent vers un grand escalier. Eric, accoudé à la rambarde attendait, espérant trouver une idée qui lui permettrait, une fois de plus, d’échapper au bal. Il regardait le jeune cavalier que sa sœur choisissait chaque année.
-Mais qu’est ce qu’elle lui trouve ?se demanda-t-il.
C’est alors qu’il entendit quelqu’un descendre. Il se retourna et aperçut Eméliane accompagné de Marie. Eméliane portait des boucles soyeuses, attachées à l’aide d’un peigne doré orné d’une fleur peinte en rose. Sa longue robe mauve sombre faisait ressortir ses yeux opalescents, ses pommettes étaient légèrement teintées de rose et quelques accessoires ornaient son cou, ses oreilles, ses poignets, ainsi que ses cheveux. Un voile, rajouté à la robe, était tenu par un corset au filage clair. Une ceinture et des avant- bras couleur bronze, décorés de petites incrustations, s’assortissaient à la robe. Lorsqu’Eméliane et Marie furent à la hauteur d’Eric, Marie glissa à son frère sur un ton taquin :
-Je sais que sa beauté t’éblouie mais ferme la bouche tu vas gober des mouches.
Elle s’éloigna en lâchant un petit rire, car en effet Eric était resté bouche bée. Quand Marie eu rejoint son cavalier, Eméliane était arrivée devant Eric. Elle rougit devant le regard insistant qu’il lui portait. Eric rougit à son tour, gêné de la situation. Abandonnée par son amie, Eméliane resta en compagnie d’Eric, silencieuse. Celui-ci dut donc renoncer aux plans d’évasion qu’il avait fomentés plus tôt. On annonça au haut-parleur l’ouverture du bal.
-Nous vous prions, Mesdames et Messieurs, de bien vouloir rejoindre la piste de danse. Les familles héritières ouvriront le bal !
Eric invita donc Eméliane à le rejoindre sur la piste. Eméliane s’approcha d’Eric timidement, il prit sa main droite dans la sienne et plaça une main sur son épaule, et l’autre sur sa taille. La danse commença .Alors discrètement Eric chuchota à l’oreille de Eméliane :
- Laisse-moi faire, suis-moi juste.
Pendant qu’ils valsaient, Eric regardait Eméliane, une tiare Elfique ornait son front, et de petites barrettes aux douces couleurs tenaient ses mèches bouclées. Eric était émerveillé par la vision qu’il avait d’elle .Pendant toute la danse, les yeux des deux adolescents furent plongés les uns dans ceux de l’autre. Lorsque la musique fût terminée, ils s’aperçurent tout deux qu’on les regardait, et les applaudissait. Ils saluèrent la foule, puis disparurent.
Après cela la soirée s’écoula normalement. Eméliane et Marie, se baladaient en commentant les gens qui passaient près d’elles, ainsi que leurs vêtements. Eric, lui, avait trouvé refuge dans un coin, il mangeait les amuse- gueules, et buvait seul, en regardant de loin sa sœur et son étrange amie, en se disant :
-Mais bon sang qu’est- ce que tu fais Eric ? Bordel ! Ne joue pas à cela, ça ne peut que finir mal.
A la fin de la soirée, les deux amies et la famille de Marie rentrèrent chez eux. Lorsqu’ils arrivèrent, Eméliane se rendit dans la chambre de Marie, où celle-ci lui avait demandé de l’attendre, pendant qu’elle aidait ses parents. Eric en profita, et la suivit, et avant qu’elle ne rentre lui dit :
-Eméliane ! Attend s’il te plait.
Eméliane se retourna et attendit qu’il continue de parler. Eric pendant un cours instant ne sut que faire.
« Bon passe, épargne-lui les longs discours et passe à l’action, les actions valent mieux que les mots. », pensa-t-il.
Il s’approcha alors d’elle, et avant qu’elle n’ait eu le temps de faire quoique se soit, il l’embrassa. Le baiser ne dura qu’un courant instant, mais lorsqu’il prit fin, Eric et Eméliane rougissaient. Eméliane en voyant Marie qui était arrivée pile à ce moment, eut le reflexe de rentrer dans la chambre et d’en fermer la porte.
-Ben dis-donc, tu n’as pas perdu ton temps, tu l’a fais dans les règles de l’art cette soirée, je ne pensais pas que tu irais jusque- là, dit-elle à son frère sur un ton moqueur.
Eric retourna dans sa chambre, Marie fit de même, mais n’embêta pas Eméliane avec ce qui s’était passé. La fin du séjour arriva bientôt et ils revinrent en France, et les cours reprirent.
Les semaines qui suivirent, Marie et Eric furent distants et s’éloignèrent peu à peu d’Eméliane .Un soir rentrant chez elle, à pied, elle se demandait pourquoi ses amis l’évitaient, surtout après ce qui s’était passé après le bal. Elle parcourait les longues rues, déjà désertes à cette heure de la journée, lorsqu’elle entendit soudainement un cri qui déchira l’atmosphère.
-Non ! Nooonnn !
Interpelée par ce cri, si soudain, Eméliane en chercha la provenance sans trop penser au danger. Elle arriva alors près d’une impasse sombre, dans laquelle un groupe, surement un gang, était rassemblé. Elle voulu faire demi-tour pour éviter les ennuis, en faisant attention elle commença à rebrousser chemin. Mais, quelque chose attira son regard, quelque chose d’anormal. Lorsque son regard fut accoutumé à l’obscurité, qu’elle distingua un peu mieux, elle comprit ce qui avait retenu son attention : les habits que ce gang portait n’étaient pas de ce siècle ! En regardant de plus près , elle comprit qu’ils formaient un cercle autour d’une victime. Elle se pétrifia en voyant l’un d’eux soulever l’homme à bout de force, par le col , passer sa main à travers son corps, et en arracher le cœur . L’homme tomba à terre, sans vie. Apeurée, Eméliane tourna les talons et fonça chez elle. L’homme qui se tenait au centre du cercle, entendit les pas affolés, il se retourna et vit Eméliane qui courait. Un autre homme du groupe s’approcha :
- Qu’as-tu entendu Dienelt ? demanda-t-il
- Rien, je ne suis pas sûr, j’ai dû me tromper Jérémy, répond-il.
- Pourtant ton ouïe ne te trahit jamais, s’étonna Jérémy.
- Je ne sais pas, je vais tout de même vérifier, pour être sûre.
Dienelt parcourut à toute vitesse le chemin qui menait jusqu’à la maison d’Eméliane, un chemin qu’il avait emprunté très fréquemment ces derniers temps, lorsqu’il épiait Eméliane pour l’admirer. Il se demanda :
- Comment est-ce possible ? Je croyais l’avoir éloignée afin de la protéger.
Il arriva devant la maison d’Eméliane, et s’arrêta.
- Je dois être sûr qu’elle oublie, se dit-il.
Il entra dans la maison à grand fracas dans la porte. Eméliane était seule chez elle, et lorsqu’elle entendit le bruit de la porte, elle courut se réfugier dans sa chambre, mais il était trop tard .Dienelt l’avait déjà rattrapée. Il se plaça devant elle. L’impression imposante qu’il donnait à Eméliane la paralysa, il plaça ses mains sur ses tempes, et y exerça une pression. Eméliane sombra instantanément dans un profond sommeil, Dienelt la rattrapa avant qu’elle ne tombe sur le sol, puis l’apporta dans sa chambre où il la posa sur son lit. Il s’éloigna d’elle en lui lançant un dernier regard, et rejoignit son groupe. Pendant ce temps, Jérémy, ne comprenant pas le doute que son ami avait affiché quelques minutes plus tôt,l se rendit au bout de la rue où son ami avait disparu. Il plaça sa main au- dessus du sol, et ressentit qu’une énergie humaine en émanait.
- Il y avait donc bien quelqu’un ici, se dit-il.
Il fit donc signe aux autres de le rejoindre, et leur dit ce qui se passait. Ils décrétèrent d’un commun accord qu’il attendrait le rapport de Dienelt pour savoir si l’humain était toujours en vie.
Le lendemain, Eméliane se réveilla dans son lit, en sursaut. Elle regarda autour d’elle et en ne voyant rien d’anormal, elle pensa que ce n’était qu’un rêve. Elle se leva, se prépara et partit au lycée comme à son habitude. Marie et Eric la rejoignirent et passèrent la journée avec elle. Le soir ils la raccompagnèrent. Eméliane en marchant près d’Eric ressentit sa chaleur et son odeur, et surprise elle se demanda :
- C’est bizarre, on dirait la même odeur que l’homme qui me poursuivait dans mon rêve. Non je dois rêver, de toute façon ce n’était qu’un rêve.
En voyant l’air songeur d’Eméliane, Eric lui demanda :
- Eméliane, es ce que ça va.
- Oh, oui, oui … je réfléchissais juste, répondit-elle.
Comme c’était un vendredi, Eric et Marie proposèrent à Eméliane de sortir avec eux pour s’amuser. Eméliane après avoir eu l’accord de sa mère et s’être changée rapidement les avaient rejoint .La soirée s’était merveilleusement bien déroulée, ils avaient mangé dans un fast Food, étaient allé au cinéma, et avaient fait un tour au karaoké avant de marcher dans les rues en bavardant. Ils étaient alors arrivés dans un parc donnant vue sur la mer .Eméliane s’assit sur un banc face à la mer, Marie s’installa sur un tourniquet derrière, et Eric continua de marcher non loin.
- Quelle belle pleine lune, dit Eméliane.
- Oui et un magnifique ciel étoilé, répondit Marie.
- Cela faisait longtemps, rajouta Eric.
- Oui, cela fait longtemps en effet que nous ne t’avons pas vu Dienelt, dit une voix sur un ton ironique.
Les trois amis se retournèrent, Eric et Marie reconnurent la silhouette de Jérémy entre les arbres. Eric jeta un coup d’œil à sa sœur, celle-ci avait anticipé sa demande et s’était rendu près d’Eméliane.
-Alors Dienelt, il n’y avait personne d’après ton rapport ce soir là, continua Jérémy.
Eméliane silencieuse ne regardait déjà plus la scène qui se jouait sous ses yeux. Horrifiée elle venait de comprendre que ce qu’elle prenait pour un rêve était belle et bien la réalité et qu’ainsi Eric était en fait Dienelt, celui qui l’avait poursuivit. Marie attrapa son bras et l’attira près d’elle.
-Reste près de moi, lui ordonna telle.
Jérémy vexé de l’action de Marie s’emporta :
-Toi aussi ! Hanaé, toi aussi, tu la défends.
Eric se positionna entre leur interlocuteur et les deux jeunes filles.
-Pourquoi défendez-vous cette humaine ??? Elle sera comme toutes les autres quand elle saura la vérité ! s’écria Jérémy.
-Non, elle est différente, et je refuse qu’elle subisse le même sort que les autres ! Pas cette fois ! Se défendit Eric.
Le reste du groupe arriva derrière Jérémy. Marie toujours en position de défense se tenait prête à une éventuelle attaque. Le groupe encercla alors les trois amis, et Jérémy s’adressa à Eméliane.
-Eméliane ? C’est ça ? Je parie qu’ils ne t’ont même pas dit qui ils étaient réellement.
A cette phrase Eméliane sembla perdu, et Eric serra les dents.
- A ta réaction je dois comprendre que non .Je vais te le dire moi. Alors pour commencer Marie et Eric se nomme en vrai Hanaé et Dienelt. Ensuite ils ne sont pas non plus des humains, ce sont des dieux, des dieux de la mort. Nous les dieux de la mort sommes chargés de nous « occuper » des personnes apparaissant sur nos listes. Nous ne savons comment mais toi, tu as le pouvoir de nous voir, mais malheureusement pour toi tout humains ou humaines ayant assisté à l’une de nos exécutions et condamné à apparaître obligatoirement sur notre liste. Nous devons donc t’éliminer.
Eméliane avait beaucoup de mal à digérer ce qu’elle entendait. Le temps du récit de Jérémy, Dienelt avait baissé sa garde, pour regarder la réaction d’Eméliane .Hanaé avait fait de même, et leurs adversaires en profitèrent pour les attaquer par surprise. Hanaé fut ligotée contre un lampadaire, et Dienelt par crainte qu’il ne s’enfuit fut lié et retenu par plusieurs de leurs adversaires. Eméliane, se retrouva alors seule devant Jérémy et les autres. Celui-ci s’approcha alors d’elle.
- Je dois avouer, Dienelt, que tu as fais un bon choix, mais tu connais les règles, dit-il.
- Pourquoi fais-tu cela Jérémy ? Se désola Dienelt.
- Je dois l’avouer peux être plus par jalousie que par respect des règles, car vois tu, toi tu as trouvé celle qui t’accepte tel que tu es et n’attend rien de toi, mais moi qui connais celle qui m’ai destinée, je ne peux l’atteindre.
II tourna son regard attristé vers Marie. Il se retourna vers Eméliane et lui dit :
- Tu sais Eméliane, par amitié pour Dienelt, je vais te permettre de ne pas trop souffrir, mais je dois t’avertir que la moindre tentative d’évasion de ta part, te serait fatale, et condamnerait Dienelt.
En entendant cela, Eméliane inquiète du sort de Dienelt, s’approcha de Jérémy et dit :
-Je suis prête, fais ce que tu a à faire.
Dienelt commença à se débattre violemment, mais encore sous l’emprise des autres, ne pu qu’assister à la scène impuissante. Jérémy s’approcha d’Eméliane, et lui chuchota quelque chose à l’oreille que personne ne pu entendre. Il déposa ses doigts sur le front d’Eméliane, commença à réciter une incantation, en une autre langue.
-Non ! Non ! Arrêtez ! supplia Dienelt.
Impuissant des larmes coulaient le long de ses joues .Lorsque Jérémy eu finit, Eméliane se transforma en une boule de lumière éclatante, qui s’évapora. Les dieux de la mort qui tenaient Dienelt le lâchèrent. Il chancela sur ses jambes, et s’écroula à genoux, les larmes ne cessant de coulaient sur son visage devenu blanc. Jérémy alla détacher lui-même Hanaé, qui tentait de retenir ses larmes et de lui lancer un regard noir en même temps. Il la regarda avec des yeux infiniment désolés.
-Tu sais, Hanaé, je ne voulais pas avoir à faire ça. Tu sais aussi bien que moi, que je ne suis pas une personne de nature horrible ou méchante, mais ils m’ont dit que si je ne le faisais pas, qu’il s’en prendrait à celle pour qui je vie, dit-il les larmes aux yeux.
-Qui ? Demanda Hanaé inquiète, en déliant ses mains. Devant le regard doux de Hanaé .
Jérémy hésita, mais finit par lui révéler.
-Ils, … Ils … ils sont le consil de la mort, et la personne que je voulais protéger, c’est … toi, dit-il en rougissant.
-Quoi ?!?! « Ils » sont les supérieures ?s’étonna Hanaé
-Ils ont dit que si je ne leur obéissais pas, ils t’enlèveraient et te feraient subir pire que la mort, s’il le fallait, s’étrangla Jérémy.
-Tu sais Jérémy, je t’aime aussi, je sais que tu a fais cela pour moi, mais tu as tué ma meilleure amie !
-Hanaé , je ne l’ai pas tuée , j’ai jouer sur les mots du concile , ils m’ont dit « ôte lui la vie » , en occurrence la tuer , que sa forme humaine disparaisse , mais je ne l’ai pas fais dans ce sens , je l’ai transformée elle rejoindra notre monde à nouveau dans quelques jours , juste il faut trouver où .
-Quoi ? Tu veux dire que tu l’as transformé en un statu avant dieux de la mort ????
-Oui, répondit-il.
Hanaé soulagé que cela ne soit qu’une transformation, et non un meurtre, sauta dans les bras de Jérémy, qui était accroupie près d’elle. Ils basculèrent et tombèrent dans l’herbe, l’un sur l’autre. Hanaé dans un élan de joie embrassa Jérémy, qui devint rouge, et fut gêné. Hanaé se releva et aida Jérémy à en faire de même, mais c’est ainsi qu’elle s’aperçut de la disparition de son frère. Dienelt après avoir vu l’horrible scène, n’avait pas entendu ce que disait Jérémy, et ne supportant pas d’avoir perdu Eméliane, il se rendit pour voir ses supérieurs, fou de rage. Il entra en fracassant la porte, ne pouvant contenir sa colère. Ses supérieurs furent surpris de le voir entrer ainsi.
-Quel bon vent t’amène parmi nous très cher Dienelt, dans de telles foudres ? Demandez l’un des trois vieux hommes qui siégeaient dans la salle.
- Je souhait faire usage de la procédure d’exception, s’empressa-t-il de répondre.
-Oh voyons cela, de quelle procédure s’agit-il ? demanda un autre.
- Je souhaite faire don de mon immortalité afin de sauver celle qui m’est chère.
-Oh, la jeune Eméliane je crois, d’accord nous t’accordons cela, mais sache que tu perdras tout tes dons, et aussi ton statut de dieux de la mort, tu ne seras plus qu’un simple humain comme tout les autres.
-Oui, je sais très bien tout cela, mais nous devons le faire maintenant avant qu’il ne soit trop tard, le coupa Dienelt.
-Bon je m’en occupe, répondit le troisième homme, un sourire sadique aux lèvres. Il tendit sa main à Dienelt, et après s’être concentré quelques instants, il extirpa une boule bleutée de son corps. La boule finit par se dissiper totalement.
-Voila, ainsi tu deviendras totalement humain dans quelques semaines, le temps que tout tes dons se dissipent, ajouta le Viel homme.
-Merci, et adieu, répondis sèchement Dienelt en tournant les talons.
Eméliane en ouvrant les yeux se retrouva dans une forêt, le décor avait changé, elle dépoussiéra ses habits, et observa les alentours. Le soleil était au zénith, elle finit par reconnaitre les lieux, il s’agissait de la forêt du parc duquel elle avait disparu depuis quelques jours déjà. D’étranges sensations de liberté et de chaleur Hantait son corps, ses émotions semblaient avoir étaient décuplées, et une immense envie de s’amuser la tenait. Elle décida de se rendre chez Hanaé et Dienelt, pour leur annoncer qu’elle était en vie. Après avoir cherché désespérément son frère partout, et commençant à manquer de temps, Hanaé avait une pensée qui hantait son esprit :
- Serait-il possible qu’il est fait cela en ne sachant pas qu’Eméliane est en vie ? se demandait-elle incessamment.
Lorsqu’elle se rendit à l’endroit auquel elle pensait, elle ne trouva pas Dienelt, mais elle ressentit une forte trace de son énergie et compris que son frère venait de faire la pire erreur .En sortant du concile de la mort, Dienelt s’empressa de se rendre aux portes de l’autre monde afin de voir la liste des morts récents et d’en extirper Eméliane. Lorsqu’il arriva devant les listes sans écouter les dires d’un démon à double faces qui chercher à lui expliquer la transformation en cours, il chercha le nom de Eméliane, mais celui-ci n’apparu pas sur la liste des morts. Le démon schizophrène fini par réussir à lui dire, que la jeune fille avait était renvoyée sous une nouvelle entité dans l’autre monde. Il parti alors en quête pour retrouver Eméliane dans le monde des humains. Eméliane arriva à sa maison, elle y monta pour se changer, elle observa chaque recoins.
- Rien à bouger ou n’a démenti mon absence, comprit Eméliane, un pincement au cœur, comme si le monde que j’ai quitté était en pose.
Elle entra dans sa chambre, ôta ses vêtement poussiéreux, alla prendre une douche, puis après s’être débarrassée de toutes saletés, alla enfiler des vêtements légers et confortables. Elle prépara ensuite un sac contenant quelques affaires, posa un mot qu’elle avait écrit à sa mère, pour lui dire qu’elle dormirait chez son amie. Elle se mit ensuite en route pour aller voir Hanaé et Dienelt.
Hanaé sachant qu’elle ne trouverait pas son frère avant qu’il ne se montre de lui-même, elle retourna chez elle en compagnie de Jérémy. Le spectacle qui s’offrait à eux leur glaça le sang .Un Jeune homme d’une vingtaine d’années, allongé parterre les yeux livides, le teint blafard, mort. Son ventre était couvert de griffures, ses habits sales étaient déchirés, une marre de sang baigné le cadavre. Bien qu’ils fussent des dieux de la mort, Hanaé détourna le regard écœurée par la scène.
-Je crains fort que ce ne soit pas un dieu de la mort qui ai fait cela, déplora Jérémy.
Il prit la main de Hanaé, et après avoir enflammé le corps pour le faire disparaître, il la tira vers la maison. Des sanglots résonnaient en haut de l’escalier, Jérémy se plaça en position de défense devant Hanaé.
-Hé ho, je te rappelle que je suis aussi une déesse de la mort, je sais me défendre seule, dit-Hanaé.
-Désolé, un réflexe répondit Jérémy en souriant.
-Un réflexe de mec oui ! Chuchota-elle entre ses dents, ce qui ne fit qu’amplifier le sourire de Jérémy.
En arrivant en haut des marches, ce qu’ils virent les horrifia. Eméliane était assise sous l’arche devant la porte, ses vêtement étaient maculés de sang, elle pleurait, sa tête dans ses mains. Lorsqu’elle les aperçut, elle leva la tête et sanglota :
-Je…je …je ne voulais pas faire ça …, il m’a abordé … et … lorsqu’il … à voulu … me retenir …, je l’ai … je l’ai …. Tué, s’étrangla-t-elle.
Hanaé se jeta à genoux, la prit dans ses bras et essaya de la calmer.Ils entrèrent dans la maison, et installèrent Eméliane sur le canapé. Jérémy se rendit dans la cuisine pour y préparer du chocolat chaud, et Marie demanda à Eméliane ce qui s’était passé.
-Raconte-moi calmement ce qui s’est passé.
- J’ai donc disparu du parc, après que Jérémy m’ai expliqué ce qu’il allait faire, je n’ai réapparu dans la forêt du parc que plus tard , commença-t-elle , en attrapant la tasse que lui tendait Jérémy. Quand j’ai vu l’état déplorable dans lequel étaient mes habits, j’ai décidé d’aller me changer avant de venir vous trouver. Une sensation bizarre hante mon corps, et j’ai beaucoup de mal à me contrôler,et il s’est passé ça …
-Ne t’inquiète pas, nous allons t’aider, Dienelt ne devrait plus tarder à rentrer , et …
Marie n’eut pas le temps de finir sa phrase, Eméliane paniqué l’avait coupée :
-Non, non … promettaient moi, qu’il ne me verra pas , pas dans cet état, pleura Eméliane.
Mais Jérémy et Marie n’eurent pas le temps de faire quoique ce soit, Dienelt venait de faire iruption dans la pièce , un air inquiet et en colère sur son visage. Il n’aperçut pas Eméliane , car Jérémy se tenait juste devant , mais lorsqu’il la reconnu c’était déjà trop tard , car Eméliane avait sautait par la fenêtre , paniquée. N’arrivant pas à se contrôler elle courrut à une vitesse surhumaine .Pendant ce temps, Dienelt , Marie et Jérémy ayant essayé de la rattraper , mais sans succés, s’étaient arrêtés pour réfléchir à la situation.
-Alors récapitulons, Jérémy à transformé Eméliane en démon, et le seul dieux de la mort ayant la capacité de l’aider à garder son humanité et à se contrôler est Dienelt . Soit Dienelt à renoncé à son immortalité, croyant ainsi sauver Eméliane, commença Hanaé.
-Pourquoi ne pas avoir écouté le concile de la mort au sujet d’Eméliane ? Questionna Jérémy.
- Tous simplement parce qu’ils ne m’avaient pas précisé la nouvelle entité de Eméliane ! S’énerva Dienelt.
-Alors vous pensaient qu’ils veulent vraiment la tuer pour une raison qu’on ne connait pas ? S’éffraya Hanaé.
Dienelt compris alors ce que cherchait à faire le concile de la mort. Il partit en courant utilisant toute sa force humaine pour aller plus vite, suivit de Hanaé et Jérémy. Ils arrivèrent alors sur les lieux ou Eméliane était arrivé quelques minutes plus tôt. La nuit tombait déjà, et dans peu de temps la pleine Lune aparaîtrait. Eméliane finis par prendre un rythme plus lent, elle traversa les balançoires du parc, puis voulu se diriger vers l’entrée, mais trois personne encapuchonnées de capes noires la menaçaient d’une dague d’argent. Elle courru avec sa vitesse surnaturelle à l’opposé des trois personne, mais elle finit par se trouver face à la mer au bord de la falaise. Dienelt en arrivant au parc, compris qu’il avait malheureusement raison, et que le concile de la mort s’était déplacé en personne, et qu’il comptait faire disparaître Eméliane à tout jamais. Il repéra Eméliane sur le bord de la falaise, et de l’autre coté le concile de la mort. Il courru aussi vite qu’il pu pour s’interposer.
-Je ne vous laisserez jamais la toucher tant que je serais en vie, cria Dienelt à bout de souffle.
L’un des trois personnages lâcha un rire sadique, laissant découvrir des dents pointus.
-Pousse-toi Dienelt ! Ordonna-t-il.
-Jamais, hurla Dienelt, plutôt mourir que de vous obéir à nouveau, cracha-t-il.
-Si telle est ta volonté…, répondit un autre des personnages un sourire naissant aux coins des lèvres.
Jérémy et Hanaé arrivèrent à ce moment, et utilisant leurs pouvoirs à l’unisson ils firent voler plus loin la dague d’argent, ce qui déstabilisa les deux autres personnages. Marie partit protéger Eméliane qui s’était immobilisée devant la scène. L’un des personnages ne supportant les affronts de ces jeunes, leva sa main gauche osseuse et terne , et donna un violent coup à Dienelt , qui impuissant au attaques surnaturelle , vola sur plusieurs mètres , se retrouvant face contre terre.
-Dienelt ! cria Eméliane en tentant de le rejoindre.
Mais Hanaé la retint .
-Non Eméliane ! Ils s’en prendrons à toi , lui dit-elle.
Grâce à ses dons, elle réussit facilement à la retenir. Pendant ce temps , Jérémy avait prit la place de Dienelt , et se mettait en position de défense, près à se battre.
-Toi aussi Jérémy, tu nous trahis ?siffla l’un des hommes encapuchonnés. Je pensais que tu avais compris l’avertissement, mais non …
-Bien sûr que je l’ai compris ! Mais je n’ai plus peur de vous, je ne vous crains pas ! Le coupa Jérémy.
Il ramena ses doigts à sa bouche et prit une profonde inspiration. Son sifflement fut tel que la l’air fut presque déchiré. Un des hommes en cape, sourit ironiquement.
-Crois-tu nous impressionner, avec une technique si pitoyable !Tu ne peux rien faire seul face à nous ! Tonna-t-il .Les seul qui possédait de telle capacité était Dienelt , se moqua-t-il.
Jérémy réprima un sourire agacé de l’arrogance de ces gens :
-Non, c’est vrai à moi tout seul je ne peux rien, mais à nous tous, nous le pouvons, lança-t-il.
Sur ces mots, tous les autres dieux de la mort, sortirent de la forêt qui entourait le parc, et se positionnèrent en groupes.
-Tu nous as appelés Jérémy ? Nous sommes là, annonça l’un d’entre eux au nom des autres.
-Je crois qu’il est temps de régler nos petits différents, que le concile de la mort nous cause les gars, cria Jérémy.
Tout le groupe des dieux de la mort se joignit à Jérémy, et entourèrent les trois hommes formant de toutes parts un éventail derrière eux. Le concile attaqua en premier, et les dieux de la mort suivirent. Le combat fit rage dans les deux camps, les pouvoirs, les coups , les armes , fusaient dans tous les sens. Plusieurs dieux de la mort tombèrent pendant le combat, et peu à peu un trou se forma vers Eméliane. L’un des hommes en profita pour s’y faufiler et attaquer Eméliane. Hanaé avait du laisser son poste pour porter secours à ses camarades, et ne put protéger Eméliane. Dienelt repris conscience. Le bruit des épées qui s’entrechoquaient, des explosions, attirèrent son attention et l’intriguèrent, il se releva et aperçut le combat, puis se rapela ce qu’il s’était passé, paniqué il chercha Eméliane des yeux. Il fut soulagé de la voir en vie, mais il fut prit d’effroi lorsqu’il aperçut que l’un des hommes du concile s’approchait d’elle Jérémy de son coté parait les attaques du mieux qu’ils pouvaient et tentaient de défendre ses compagnons. L’homme s’étant échappé, franchit la barrière qui le séparait de Eméliane , et fit apparaître une dague dorée dans sa main droite. Dienelt courut vers Eméliane , boitant , blessé à la jambe . Le vieil homme tenta de poignarder Eméliane , mais celle-ci dont les capacités avaient décuplé , se défendit. Sans savoir comment, elle réalisait des pirouettes et des prises, digne d’un maître d’art martial. Dienelt en l’apercevant s’arrêta pour admirer sa rapidité. Le vieil homme étonné de l’habilité de la jeune fille, finit par se ressaisir, et d’un coup de dague , entailla la joue d’Eméliane. Ne se contrôlant plus, elle explosa de rage et lui sauta dessus. Elle le frappa à mort le griffa. Elle fut prise d’une telle furie, qu’elle finit par le tuer, en l’éventrant. Lorsque Dienelt arriva à quelques pas d’elle, elle se releva. Du sang maculait ses vêtements et son corps. Ses yeux étaient devenus jaunes. L’un des deux autres hommes du concile, avait aussi péri sous les attaques des dieux de la mort. Le reste du groupe d’attaquants s’étaient donc dirigé vers le dernier. Jérémy et Hanaé en avaient profité pour rejoindre Dienelt, qui était choqué par la transformation soudaine d’Eméliane.
-Elle devient incontrôlable ! s’écria Hanaé , dans le vacarme du combat.
-Personne ne peux lui rendre son humanité !continua Jérémy.
-Je refuse de la laisser seule ! Je refuse de la condamner à mourir de vos mains pour les crimes qu’elle commettra, et encore moins de l’enfermer pour toujours ! s’énerva Dienelt.
Eméliane était tomber à genoux, dos à la falaise à quelques mètres du bord . Son corps était parcouru de spasmes. Elle tenait sa tête entre ses mains, qu’elle resserrait de plus en plus. Dienelt ne supportant plus de la voir dans un tel état, vit la dague en argent qui avait volé à l’arrivé de Hanaé et Jérémy. Il prit la dague, et s’avança vers Eméliane.
-Non ! Il ne va pas la tuer ! Il serait incapable de faire cela après tout !cria-Hanaé.
Jérémy ayant capté un regard de Dienelt avait comprit ce que celui-ci allait faire. Il prit donc dans ses bras Hanaé sur la demande de Dienelt , et regarda impuissant la scène.
Dienelt arriva devant Eméliane , et s’agenouilla face à elle . Il l’a prit dans ses bras, et leva dans son dos la dague qu’il tenait. Jérémy pour aider Dienelt, fit grandir la lame de la dague pour qu’elle ressemble à celle d’une petite épée. Dans ses bras Hanaé venait de comprendre ce que son frère aller faire, elle voulu l’en empêcher , mais Jérémy la retint. Dienelt posa sa tête sur l’épaule d’Eméliane , une larme coula le long de sa joue, et avant qu’elle ne tombe sur Eméliane , il dit :
-Je suis tellement désolé, je t’aime , adieu…
La larme glissa et s’encra dans l’habit d’Eméliane. Il rabaissa la lame de la dague. Elle transperça le cœur d’Eméliane , puis se ficha dans le sien.
Les yeux d’Eméliane redevinrent humains, et finirent par s’éteindre.



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Yï Wà
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Dim 25 Mar - 14:33

A tous ceux qui ont des commentaires et remarques à me faire , n'hésitez pas je suis ouvertes à toutes critiques.^^
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Rubi Roma-nya
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Dim 25 Mar - 16:26

...deuxième histoire qui me fait pleuré, dans la même journée...je la trouve super....mais, j'en est marre de chialé moi !
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Dim 25 Mar - 18:58

arigato nee rubi san ^^
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Dim 25 Mar - 19:13

J'aime ce que tu as écrit :) c'est très beau, j'ai faillis pleurer en plus a la fin T_T
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Shiki Fūjin
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Lun 26 Mar - 4:23

Oui c'est vrai que tu écris bien, le scénario est bien construit et la fin est une fin tragique comme je les aime ^^. On est très rapidement absorbé dans le récit et tenu en haleine jusqu'à la fin. J'ai trouvé ça passionnant, même si quelques fois il y a quelques phrases que tu formules de manière un peu bancale, mais bon ça comme on dit "c'est en forgeant que l'on devient forgeron" plus tu écriras et plus ton style s'améliorera. On voit que tu as vraiment fait des efforts pour écrire ce texte et tu t'es vraiment investie, les personnages sont intéressants et attachants. Je te conseille de continue à écrire parce que tu es plutôt douée ^^. Bonne continuation ♥.
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Yï Wà
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Ven 13 Avr - 10:07

Merci beaucoup à vous deux Ori et Shiki ,
Shiki> ton commentaire ma bien fais rire tu devrais devenir crittique littérraire xD

Vous verrez la suite de mes écrits au prochains épisode *sort*
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Shiki Fūjin
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MessageSujet: Re: Une larme , une vie   Ven 13 Avr - 11:12

Oh j'ai trop hâte, t'écris vraiment très bien, mais je veux pas devenir critique littéraire, j'aime pas le français xD.
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Une larme , une vie
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